mardi 24 décembre 2013
Cyber matinées
Sortir avec un français, c'est de se faire réveiller par un appel de Skype un beau matin du mois de juillet, alors que chéri est parti visiter sa famille et qu'il est très heureux d'y être et qu'il trouve absolument charmant et excitant l'idée que tu prennes part au déjeuner entre amis, via son cellulaire qui bug, alors que tes cheveux sont en batailles, que ton mascara de la veille est étalé sur tes joues et que ta nuisette n'est pas tout à fait centré afin de cacher ce qu'elle doit cacher.
Et que le jouet sexuel qu'il t'a offert avant son départ pour te désennuyer est bien à la vue sur l'oreiller adjacent.
Sortir avec un français, c'est ce type de choses.
Et puis, plane au dessus de notre idylle...
Deux corps attirés l'un vers l'autre qui deviendront plus tard amants, amoureux.
Fusionnels, interdépendants, inter-rayonnants.
Foudroyant.
Comme si l’exhaussement de désirs latents existants en moi depuis que j'ai l'âge de comprendre mes sensations se déroulait enfin.
Vivre son amour sans retenue, gavés d'un bonheur qui mène à l'ivresse immuable.
Puis vient un jour, le fantôme du placard nommé « demande de résidence permanente ». La réponse tarde.
Aucun signe de l'immigration qui viendrait mettre un baume sur les craintes.
Attente.
Doute.
Espoir.
Excitation.
Découragement.
Et s'il devait repartir?
Non, impossible.
Notre amour est en sol Québécois, qui le magnifie.
Et si la distance lui donnait une autre saveur?
Notre amour n'est viable que lui ici avec moi, et moi ici avec lui. Alliant nos vies et nos respirations comme deux entités battant la même mesure.
Attendre, repu d'amour.
Fusionnels, interdépendants, inter-rayonnants.
Foudroyant.
Comme si l’exhaussement de désirs latents existants en moi depuis que j'ai l'âge de comprendre mes sensations se déroulait enfin.
Vivre son amour sans retenue, gavés d'un bonheur qui mène à l'ivresse immuable.
Puis vient un jour, le fantôme du placard nommé « demande de résidence permanente ». La réponse tarde.
Aucun signe de l'immigration qui viendrait mettre un baume sur les craintes.
Attente.
Doute.
Espoir.
Excitation.
Découragement.
Et s'il devait repartir?
Non, impossible.
Notre amour est en sol Québécois, qui le magnifie.
Et si la distance lui donnait une autre saveur?
Notre amour n'est viable que lui ici avec moi, et moi ici avec lui. Alliant nos vies et nos respirations comme deux entités battant la même mesure.
Attendre, repu d'amour.
Entrée de jeu
Sortir avec un français, c’est la volupté. C’est l’abondance
dans les caresses, les étreintes, les démonstrations d’amour et de tendresse. C’est
la finesse dans le choix des mots qui décrivent, qui aiment, qui commentent,
qui s’épatent, qui s’émuent, qui se vouent, qui se dédient, qui s’emballent,
qui s’envolent.
C’est le détail, le détail qui se souci, c’est l’amour du
fin, du raffiné, du recherché.
C’est une constante recherche de nuance, de précision autant
dans les gestes que les paroles… car il est important de décrire les choses
comme elles le sont, pour ne pas les profaner.
Être aimé d’un français, c’est de se croire dans un de ses
films de la renaissance, alors que la muse d’un homme épris se tient comme un
joyau étincelant parmi ses paroles d’amour déferlant sans répit, sans
contenance, sans n’avoir pour autre baromètre que celui du cœur.
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